51 rue Quincampoix, Paris. C’est au cœur du 4ème arrondissement, que le premier bar à céréales de France a ouvert ses portes jeudi dernier. A l’origine, cinq amis de la région parisienne qui ne se fixent pas de limite…

Natifs de Seine-Saint-Denis, cette «  bande de potes » comme ils se définissent, a souhaité marquer sa différence avec le monde traditionnel. Quatre ans déjà qu’ils arpentent les rues de Paris dans leur « Rolling Store » : traduire leurs activités éphémères, que ce soient le Café Art, Le Perchoir, allant même jusqu’à Amsterdam pour y vendre leur propre marque de vêtements, Louis Cochon, dans un cadre original et décalé. « J’ai donné le nom Louis Cochon comme on donne son prénom à un enfant », explique Stephen, le gérant. « Tu sais que tu vas l’aimer mais tu ne sais pas ce qu’il va devenir ».

Créatifs et ambitieux, ces hipsters vont alors faire preuve d’audace en inaugurant le premier bar à céréales en France, après ceux de Brooklyn et de Londres.

« Pérenniser le magasin, pas rouler en Ferrari »

Convivial et original, ce bar propose de déguster vingt-cinq préparations de céréales, dont les Cap’n Crunch ou les Fruits Loops. Vous pourrez les accompagner de «  toppings » et « extras » de votre choix, chocolat, crème fouettée ou caramel notamment. A vous également de choisir l’un des quatre laits proposés dans le magasin. Ouvert de sept à dix-neuf heures, Céréaliste convient à tous les âges, pour le petit-déjeuner comme le goûter. « On ne veut pas que les clients s’habituent à une certaine routine, poursuit Stephen. On ne proposera jamais les mêmes mélanges ; toutes les semaines, on renouvelle les compositions. »

Trois jours seulement après l’ouverture du bar, les cinq mousquetaires commencent déjà à avoir des clients fidèles. « Des gens sont venus tous les jours depuis l’ouverture, c’est génial. Certains sont même restés toute l’après-midi en testant les différentes boîtes de céréales ». Mais cette enseigne insolite ne se cantonne pas qu’à la vente de céréales : exposition d’œuvres de street-art, tatoueurs et ventes de vêtements… L’entreprise voit grand mais garde les pieds sur terre. « Pour débuter, on voulait un lieu ni trop grand ni trop petit. Pouvoir accueillir une dizaine de personnes était l’objectif initial afin d’évoluer à notre vitesse ».

A première vue, les prix sont abordables. Le prix d’un bol varie entre trois et six euros selon les suppléments. Le paquet entier, une douzaine d’euros, peut toutefois paraître cher. « Nous achetons nos produits de l’autre côté de l’Atlantique, se défend Stephen. Le coût de livraison doit être répercuté sur nos prix de vente. Le but est simplement de pérenniser notre magasin, pas de rouler en Ferrari ».

« On ne s’interdit rien »

Leur ambition ne s’arrête pas là. A long terme, ils envisagent même d’ouvrir plusieurs stores partout en France, mais pas seulement. « On fait partie de cette génération qui a envie d’imposer son style, on ne s’interdit rien. On n’a pas peur de partir à l’étranger ». Dans l’immédiat, l’objectif de ces même pas trentenaires est d’abord de développer ce concept avant de se faire un nom. Les céréalistes seront présents notamment sur la foire de Paris (29 avril-8 mai), ou encore au festival Garorock, à Marmande en juillet.

Et dans dix ans, que feront-ils ? « Je veux qu’on soit la référence du concept store français ». Un esprit conquérant pour un projet passionnant…

Iphinoé DAVVETAS, Lucas FERRANDIER et Manuel ABSOLU